Cédric SPAGNOLI

Professeur d’histoire-géographie

rédacteur en chef de la revue Connaissance de la Meuse

Résumé

Collection privée

Dernière ville française évacuée, Verdun a vécu la présence de troupes allemandes pendant plus de 1000 jours, du 9 novembre 1870 au 13 septembre 1873, les quartiers extra muros et les villages avoisinants ayant déjà été occupés pendant le blocus de la ville, qui a duré du 17 août au 9 novembre 1870.

Marquée par une répression réelle (deux civils ont été exécutés) mais limitée et par une résistance très discrète jusqu'à la signature de la paix (10 mai 1871), l'occupation se déroule ensuite dans une atmosphère plus apaisée, ce qui n'exclut pas les tensions entre civils et militaires.

Les travaux des auteurs meusiens rédigés dès 1872-1874 dénoncent les violences de l'occupant, et les commémorations perpétuent le souvenir de l'exécution du notaire Violard. A l'inverse, les ouvrages d'Emile Chantriot, plus tardifs (1916-1922) proposent une vision plus mesurée de la période, ce qui doit nous amener à dresser un bilan des rapports entre civils français et militaires allemands à Verdun, durant les années 1870-1873.

Biographie

Professeur d'Histoire-Géographie au collège d'Etain, Cédric Spagnoli est titulaire d'un DEA. Vice-président de l'association Connaissance de la Meuse et rédacteur en chef de la revue du même nom,  il a déjà consacré plusieurs articles et plusieurs conférences à la Guerre de 1870 en Meuse.

Bibliographie sélective

"Verdun dans la Guerre de 1870. Le siège, l'occupation, la mémoire", parution prévue en 2020.

"Les légitimistes et la décentralisation en Lorraine au XIXe siècle. Autour du Projet de Nancy." dans les Annales de l'Est, n°2, 2004.

"Les chemins de fer de l’Est dans la Guerre de 1870", dans Connaissance de la Meuse, n°105, juin 2012, p.17-21.

"Le monument du jardin de l’évêché", dans Connaissance de la Meuse, n°109, juillet 2013, p.20-22.

Actualités